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Il y a 7 jours

Front Social Rouen

[PLUS DE 300 EN AG ! + CR]

Nous étions plus de 300 étudiant.e.s et personnels aujourd'hui en Assemblée Générale aujourd'hui ! Continuons à être de plus en plus nombreux.ses pour nous organiser contre la casse de l'ESR organisée nationalement et localement par Macron et Alexandre !

COMPTE-RENDU DE L'AG :

Assemblée générale du mercredi 12 février 2020, 12H30-14H30.

Préambule
Chaque décision ou projet sera suivie immédiatement d’un vote Un ordre du jour doit être tenu mais est modifiable à tout moment. On compte plus de 300 participants.
➔ Tribune votée à l’unanimité

Ordre du jour
1. Raisons de la mobilisation
2. Rappel des mobilisations de la semaine (passées et à venir)
3. Formuler des propositions d’actions notamment le 5 mars
4. Ajouts éventuels
➔ Ordre voté à l’unanimité

Raisons de la mobilisation

Dans un premier temps, nous avons rappelé que lors de la dernière assemblée générale, un comité de mobilisation avait été élu. Il a en son sein des étudiants et étudiantes de plusieurs départements (psychologie, philosophie, histoire…). Les raisons de cette mobilisation ont été expliquées : la communité universitaire se ligue contre la réforme des retraites, dont les femmes seront les premières perdantes, et contre la loi LPPR sur laquelle le gouvernement s’exprimera au printemps. Cette loi consistera en la désignation de 10 universités comme pôles d’excellence dans lesquelles les licences, masters et doctorats seront enseignés. Les universités restantes ne pourront enseigner que la licence, supprimant ainsi les laboratoires de recherche, déjà très invisibilisés. Cela résultera inévitablement en une mise en concurrence des universités. Les 10 pôles majeurs LMD seront les plus subventionnées, et moins de moyens seront investis dans les universités de province comme la nôtre. C’est pour cette raison que la fusion avec l’université de Caen est perçue comme une solution. Le but est de figurer dans le classement dans ces 10 universités d’excellence, mais à quel prix ? La précarité des enseignant.es, et des étudiant.es s’en retrouvera accrue. Alors qu’ils et elles souffrent déjà de la baisse des APL et des échelonnages des bourses de plus en plus rudes, les obligeant pour beaucoup à choisir entre étudier et travailler, et plus largement souffrent de conditions d’études rythmées par les conséquences de locaux peu entretenus, ils et elles devront en plus multiplier les déplacements entre Caen et Rouen. Certains et certaines devront même faire face à la difficulté du logement s’ils n’habitent ni à Rouen ni à Caen. Par conséquent, nous nous opposons à la fusion de l’université de Rouen et de Caen.

Dans un second temps, les étudiants de troisième année de sociologie sont intervenus. Ces derniers ne remettent pas en cause les raisons du mouvement de grève et le mouvement en lui-même mais les effets négatifs. Ils ont rappelé la définition du terme précarité, qui se caractérise par une forte incertitude de récupérer une situation acceptable dans un avenir proche. Les étudiants s’alarment du non-maintien des cours classiques, du temps qu’ils peuvent passer dans les transports sans avoir la certitude d’avoir des cours maintenus. Les étudiants demandent le retour à la normale des cours le
plus rapidement possible. Le BDE SHS les rejoint sur ce point, justifiant leur position par le fait qu’ils veulent le bien-être des étudiants. Les représentants du BDE SHS ne sont pas contre encourager le mouvement, mais seulement si ce dernier n’entrave pas les libertés individuelles des étudiants qui souhaitent étudier et être certains de valider leur année en adéquation avec le travail fournit. Les nombreux redoublements arbitraires en licence de psychologie il y a 2 ans, pendant la lutte contre Parcoursup, restent dans les mémoires. A cela, une enseignante en sociologie rappelle que la grève n’est pas uniquement estudiantine mais concerne l’ensemble de la communauté universitaire, et qu’à ce titre les enseignants font grève pour assurer leur avenir, celui des futurs enseignants chercheurs, et celui des étudiants et futurs étudiants. Il semble en effet que les enseignants soient solidaires des étudiants pour la plupart et que les résultats ne devraient pas être si impactés par le mouvement de lutte universitaire. Les inquiétudes ont bien été entendues.

Débriefing des événements de la semaine

Lundi 10 février : blocage.
La réception est nuancée, mais le résultat est là : l’amphi est plein. Nous entendons bien que le moyen employé peut être critiqué. Néanmoins, cela nous permet de montrer que le blocage est un moyen et non une fin en soi. Nous voulions avant tout interpeler les étudiants et provoquer une véritable prise de conscience ce ces derniers pour qu’ils viennent s’informer à l’assemblée générale d’aujourd’hui et nous sommes ravis du résultat.
En milieu d’après-midi, la délégation a été reçue par le président de l’université, Joel Alexandre, pendant un long entretien. Le directeur a affirmé avoir signée une tribune contre la LPPR. Paradoxalement, il se revendique pour une fusion avec Caen pour cesser toute concurrence avec l’université de Caen. Joel Alexandre a promis d’être le plus vigilent et le plus ferme possible quant à la rémunération en temps et en heure des enseignants vacataires. Le directeur privilégie l’approche bureaucratique de ces questions, ce que nous déplorons. Il a été très justement rappelé que l’histoire montre que ce sont les mouvements de lutte qui ont permis l’accès aux bourses, aux différents échelonnages etc. A propos de la banalisation des cours sur les journées ou horaires de manifestation, c’est un non catégorique. Néanmoins, les absences ne seront pas comptées et sanctionnées. Un mail a été envoyé à l’ensemble des enseignants pour leur demander de suivre ces directives. Le directeur n’a pas jugé utile de l’envoyer aux étudiants, ce que nous regrettons. Enfin, une salle qui servira de permanence va être mise à notre disposition pour y poursuivre les discussions et autres activités liées au mouvement dans les meilleures conditions.
Nous présentons nos excuses sincères aux étudiants non-bloquants qui ont nettoyé le site après le passage des bloqueurs qui avait vidé les poubelles devant le bâtiment Tillon, et nous les remercions tout aussi sincèrement pour leur réactivité face à ce problème qui, on l’espère, ne se reproduira pas.

Mardi 11 février : Fête de la grève organisée par le collectif d’enseignants et d’enseignantes précaires.
Cette fête a eu un grand succès et a permis à beaucoup de conversations de naître, et notamment d’entendre des témoignages glaçants concernant le racisme au sein de la communauté universitaire. A ce titre, un étudiant étranger encourage les étudiants dans sa situation à aller manifester et à se mobiliser pour faire cesser ces comportements inadmissibles et intolérables, et qui sont, rappelons-le, punis par la loi. Cet étudiant souhaite interpeller les citoyens sur le problème de la précarité des étudiants étrangers en France car ces derniers ne peuvent travailler. De plus, ils sont sans cesse préoccupée par la difficulté des renouvellements des titres de séjour. En effet, seul un nombre minoritaire d’étudiants sont écouté à la préfecture, et ils doivent attendre devant la préfecture dès 4H00 du matin pour avoir un ticket. Ces préoccupations légitimes ont un impact pratique et psychologique sur la poursuite fructueuse de leurs études.
Un enseignant du campus du Madrillet a salué la mobilisation des étudiants de cette partie de l’université. Mardi 11 janvier, il a pu rencontrer la directrice du CROUS Normandie. Cette dernière, au lieu de proposer une revalorisation des bourses et/ou un accès facilité aux chambres universitaires, s’est concentré sur un accès facilité aux emplois pour les étudiants.

Jeudi 13 février : durant l’après-midi aura lieu une réunion d’informations sur les différentes lois : retraire, LPPR, réforme de l’enseignement supérieur.

Lundi 17 février : manifestation interprofessionnelle

Propositions d’actions
- Blocage d’une raffinerie, en accords avec les salariés ;
- Prochaine assemblée générale (19.02.20) sur le campus du Madrillet dans le bâtiment Blondel en soutient aux étudiants de ce campus et leur donner de la visibilité
- 5 mars : campus mort jusqu’à Evreux, ne surtout pas laissez l’organisation de l’événement au directeur de l’université
- -20 février, réunion intersyndicale
- Faire des petites réunions d’informations et de discussions au sein des départements et UFR
- Restauration universitaire gratuite un midi, avec tractage et discussions sur les lieux.
- Discuter avec les gens autour de nous pour comprendre ce qu’ils aimeraient et pourquoi ils sont mobilisés
- Envoie de la lettre votée à l’assemblée générale du 5 février au président de l’université, lettre qui exige un référendum en bonne et due forme pour que les étudiants puissent voter pour ou contre la fusion avec Caen
- Organiser la lutte avec l’université de Caen, voire avec d’autres universités au niveau national (ex : Rennes 2)
- Augmenter drastiquement la médiatisation pour sensibiliser les étudiants qui ne se sont pas encore intéressés au mouvement
- Déterminer un agenda de lutte qui sera voté puis communiqué le plus largement possible
- Bloquer le siège du CROUS rive gauche, et/ou la direction départementale de l’éducation nationale (centre administratif du rectorat) à partir de 6H00 avant une manifestation interprofessionnelle.

Prochain ordre du jour : Bâtiment à bloquer CROUS ou direction départementale de l’éducation nationale ?
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Prise de parole de Solidaires 76 à la fin de la manifestation de Rouen du 6 février
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