Mai 2018, sous les pavés, la rage !

LA SOCIÉTÉ EST BLOQUÉE PAR EN HAUT. ELLE VA EXPLOSER PAR EN BAS CONTRE LES VOLEURS DE VIE…

Derrière le one man show « Moi-Macron-Je-Suis-Partout », le gouvernement finalise et aggrave tous les sales projets de ses prédécesseurs : destruction du code du travail, rejet de l’immigration, inculpation de la solidarité avec les migrants, sanctions contre les chômeurs, recul de l’emploi, salaires en berne, naufrage du pouvoir d’achat, sélection à l’université, destruction des services publics, de la Sécurité Sociale…

Ayant confisqué la parole, les travailleurs  sont traités de « fainéants », les simples salariés de « rien ». Mais Murielle Pénicaud, ministre contre le Travail, 10 000 euros par mois, vient de gagner 62 000 euros par an grâce à la fin de l’impôt sur la fortune, Mme Raymonde, retraitée seule, une pension de 1445 euros par mois, vient de perdre 324 euros par an grâce à la progression de la CSG.

Le scandale est partout : le non-lieu est prononcé contre Remi Fraisse tué par un gendarme, le lait pour bébé pollué succède à celui sur des médicaments-poison, qui lui-même précédait l’affaire des Apple à obsolescence programmée

Plus troublant : quand la loi XXL suivant la loi El Khomri détruit les DP, CE et CHSCT comme si de rien n’était, presque tout le syndicalisme de sommet continue de faire semblant de négocier : recul de l’indemnisation des chômeurs, passage de la formation professionnelle aux mains du patronat, transformation du Code civil au service des propriétaires des entreprises, etc.

La société craque de toutes parts… les luttes ne cessent pas…  Salariés et démocrates indignés, jeunes des quartiers, écologistes de base, se défendent bec et ongle. Localement oui, de manière dispersée sans doute, mais ils et elles se battent.

De Notre Dame-des-Landes à la vallée de la Roya, d’Adama à Théo, de la grève générale en Guyane aux combats des Deliveroo, des agents de nettoyage aux femmes de ménage en passant par les sans papiers, les facteurs, les salariés du commerce, les agents hospitaliers ou des maisons de retraite, de la défense des maternités aux gares, les matériaux pour l’explosion sociale s’accumulent.

Sommes-nous si loin que ça des soulèvements en Iran et en Tunisie ? Contre la hausse des prix, les politiques libérales d’austérité et la répression, en Iran comme en Tunisie, les mouvements donnent le ton et annoncent des explosions qui mûrissent…

La victoire de Notre Dame Des Landes en est la plus belle illustration et la preuve qu’on peut gagner.

• Le Front Social sera aux côtés des zadistes qui refusent leur expulsion pour participer aux déplacements en bus à Notre Dame Des Landes le 10 février ou avant si nécessaire.

Le Front Social appelle d’ores et déjà tous les militants et tous ceux qui veulent faire de 2018 l’année de la riposte à participer à une rencontre nationale le samedi 7 avril 2018 à Paris pour la mettre en œuvre.