Laisserez-vous des enfants dormir à la rue ?

LAISSERAIS-VOUS DES ENFANTS DORMIR A LA RUE???réunion mercredi a 16 h a Franklin,pour discuter ensemble de la suite a donné.
Plus d’une dizaine de jeunes Mineurs non accompagnés sont à la rue, faute de prise en charge effective de l’ASE ( Aide Sociale à l’Enfance) .
Pour demander à la ville de prendre ses responsabilités en ne laissant pas ces jeunes sans gîte et sans couvert, nous vous appelons à être présent au
Conseil Municipal lundi 18 décembre à 17h
A l’appel de : Des Lits Solidaires, AHSETI, RESF Le Havre
Nous comptons interpeller les élus ( voir lettre ci-dessous)
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Interpellation du conseil municipal lundi 18 décembre 2017
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Au Havre comme dans beaucoup d’autres villes , chaque jour arrivent des MNA.
La protection des mineurs non accompagnés se fonde sur le dispositif juridique de Protection de l’enfance qui est applicable à tout mineur en danger, sans condition de nationalité. Ainsi, chaque jeune se présentant comme mineur non accompagné doit être accueilli et mis à l’abri afin de bénéficier d’une évaluation de sa situation par les services départementaux de l’Aide sociale à l’enfance. Or, parce qu’ils sont étrangers, ces enfants sont confrontés au doute et à la suspicion. Leur identité, leur minorité et leur parole sont remises en question lors d’évaluations subjectives et de tests médicaux controversés
En tout état de cause, ces évaluations sont conduites sans aucune mise à l’abri des jeunes arrivants. En tant que mineurs, ils n’ont même pas accès à l’hébergement d’urgence, le 115, ni à l’accueil de jour d’urgence ( l’ESI) . Ces jeunes, en dehors des heures d’ouverture de l’ASE, sont condamnés à errer dans la ville sans manger et sans toit.
Pour des questions financières, même lorsque des ordonnances de placement sont prononcées , elles ne sont le plus souvent exécutées qu’après un long délai ( plus d’un mois parfois) laissant pendant ce temps les jeunes à la rue.
Actuellement, plus d’une dizaine de jeunes MNA sont ainsi à la rue, en cours
d’évaluation ou ayant déjà eu une décision de rejet sur laquelle une requête a été déposée ( le délai de traitement des requêtes peut aller jusqu’à plusieurs mois)
Si l’on considère qu’aucun mineur ne peut être livré à lui-même dans les rues du Havre sans moyen de se nourrir ni de se loger, que peut faire la mairie face à la situation décrite ? Puisque les intéressés ne sont pour rien dans les délais de
traitement de leur situation par l’administration, les jeunes MNA concernés et les
associations qui les soutiennent demandent à la ville d’assumer à titre provisoire une situation de “présomption de minorité” et de mobiliser ses moyens d’action sociale pour leur assurer gîte et couvert .