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Front social Dunkerque Flandre

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Front social Dunkerque Flandre

🛑 NI PRISON NI EXTRADITION POUR LES ANTIFASCISTES

Deux arrestations et incarcération politiques récentes viennent rappeler que les pratiques de plus en plus autoritaire et répressif de l’État français et plus largement en Europe sont devenues la norme.

Antonin, militant antifasciste, est emprisonné depuis le 18 avril 2019, suspecté d’avoir participé à une confrontation face à des groupes d’extrême-droite (Génération Identitaire, Zouaves Paris et Milice Paris). Alors qu’il nie les faits, il est incarcéré sans preuve sur la seule plainte du militant fasciste Antoine Oziol de Pignol. Aucun des militants fascistes n’a été inquiété dans cette affaire mais 4 autres antifascistes ont été arrêtés et placés sous contrôle judiciaire.

Antonin a déjà été incarcéré durant 14 mois, dans l’affaire du quai Valmy pour laquelle il a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. La vengeance de l’État français sur les antifascistes et le mouvement social, menée par Manuel Valls dépassé par les manifestations contre la loi Travail en 2016, a été implacable. Depuis le mouvement antifasciste est la cible de la répression politique des pouvoirs publics. Quelques jours seulement après la fin de sa peine conditionnelle, Antonin est à nouveau arrêté et jeté en prison. Il est décrit par les médias comme l'organisateur en chef des violences survenues lors des manifestations des Gilets jaunes. Les médias participent à la construction d'un ennemi intérieur qui prend les traits de l’antifasciste. Désinformation et manipulation de l’opinion publique viennent justifier un traitement judiciaire d'exception contre ce jeune militant:

La juge d’instruction Sabine Khéris qui a entendu pour la 1ere fois Antonin le 20 août dernier, n’a aucun élément à charge contre lui, hormis le témoignage d’un fasciste, et a décidé d’attendre l’avancée de l’enquête de police. Enquête qui ne trouvera pas plus de charge contre Antonin qu’au moment de son arrestation. La liberté sous assignation à résidence et sous surveillance électronique a été rejetée deux fois par le juge des libertés et de la détention Charles Prats, qui n’a pas caché ses affinités politiques avec l’extrême-droite, une 3e fois par la juge Pascale Belin qui a préféré suivre l’appel du ministère public, représentant de l’État. Un acharnement judiciaire et une volonté affichée de garder sous les verrous un militant politique.

Au même moment, pour montrer à ses partenaires politiques et économiques que la situation est maitrisée d’une main de fer, le gouvernement français a fait opportunément arrêter quelques jours avant le G7 de Biarritz Vincenzo Vecchi. Réfugié en France depuis sa condamnation en Italie à 12 ans et 6 mois de prison, pour avoir participé aux manifestations de Gènes lors du G8 en 2001, et à une manifestation antifasciste non autorisée à Milan en 2006.
A Gènes, la gestion du maintien de l’ordre avait été dénoncée unanimement après la mort de Carlo Giuliani, crime dont la famille n’a jamais obtenu justice et l’État italien laissé hors de toute responsabilité dans sa mort. Là encore, les poursuites et condamnations décidées contre les militants antifascistes italiens avaient été totalement disproportionnées, et prises sur la base d’un délit de « dévastation et saccage » datant du code Rocco de 1930, une législation fasciste de Mussolini.

A la veille du nouveau rassemblement des puissances les plus riches de ce monde, Vincenzo est arrêté en Bretagne et incarcéré à Rennes, dans l’attente de la décision de son extradition pour l’Italie. Vincenzo a été placé en détention depuis le 8 aout dernier, et vient de bénéficier d’une libération sous contrainte pénale (surveillance sous bracelet électronique). Soutien Vincenzo

Ces arrestations s’inscrivent dans un autoritarisme qui ne cesse de grandir : le gouvernement couvre les forces de l’ordre, leur octroient décorations, félicitations et augmentations de salaires malgré les milliers de blessés et dizaines de mutilés, les milliers de gardes à vues et arrestations, les morts de Zineb Rédouane et Steve Maia Caniço, les humiliations des collégiens et lycéens de Mantes-la-Jolie, la mort de Zineb Rédouane à Marseille, les arrestations de journalistes. La justice prend le relais de la répression policière pour classer sans suite les affaires incriminant la police et dans un même mouvement condamne en masse, plus de 800 condamnations, et près de 400 personnes condamnées à des peines de prison ferme.

Et dans un même mouvement l’extrême-droite profite des largesses de l’État : les militants néo-nazis Esteban Morillo et Samuel Dufour ont été condamnés en septembre 2018 à 11 et 7 ans de prison pour l’assassinat de Clément Méric en 2013, ces mêmes individus ont bénéficié quelques mois après leur incarcération, d’une liberté provisoire. Concrètement Antonin aura passé plus de temps en détention provisoire que ceux qui sont responsables de la mort de Clément Méric. Alain Soral, condamné le 15 avril 2019 par la justice à une peine d’emprisonnement ferme pour négationnisme a bénéficié d’un appel du parquet pour s’opposer à sa détention. Il continue sa propagande antisémite en toute liberté.

Les arrestations de militants ne sont pas le hasard de l'actualité judiciaire mais bien un l’un des signes que la répression politique est devenue un mode de fonctionnement normal du pouvoir politique français. L'état d'exception est désormais la règle et les ennemis politiques sont clairement désignés : militants antifascistes, mouvement social, quartiers populaires. En somme celles et ceux qui sont les cibles et qui luttent contre les politiques néolibérales et la xénophobie d'état en France comme en Europe.

Nous nous mobiliserons à nouveau aux côtés de tous ceux qui luttent pour :
• rétablir le fait que celles et ceux qui se battent pour les idéaux d’égalité et de liberté ne font pas acte de violence mais de résistance
• dénoncer la répression de masse et la violence des institutions à leur encontre : la police qui tue, mutile et terrorise, la justice qui incarcère et enfin la prison qui ravage la vie des prisonniers et leur entourage
• faire reconnaître les responsabilités des États dans leur tolérance et alliances avec les extrêmes droites, dans leurs pratiques racistes, sécuritaires, et liberticides.
• lutter contre la peur de la répression et dépasser cette peur, pour ne pas laisser nos enfants seuls dans leur lutte et les conséquences qu’ils endurent.

Nous lutterons toujours pour que nos filles et fils restent des femmes et des hommes libres.
Désobéir et lutter est un devoir pour toute femme et tout homme qui aspire à un monde meilleur.

Ni prison, ni extradition pour les antifascistes !!!
Collectif des Mères solidaires
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Il y a 1 jour

Front social Dunkerque Flandre

⚫ Toujours bon à rappeler ... AfficherMasquer

Commentaire sur facebook

Encore faudrait-il que les syndicats s'entendent, les corporations aussi pour aboutir à une grève générale dure!!

Plus personne ne veut se mettre en grève générale et totale sur toute la France c'est triste

Mais je vous assure ça ne sert à rien 😉

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