Décryptage d’Info’Com-CGT : LES MESURES MACRON, UN MUR DRESSÉ CONTRE LE POUVOIR D’ACHAT

• Macron, devant 21 millions de téléspectateurs, a promis « une augmentation du salaire d’un travailleur au SMIC de 100 euros par mois dès 2019 ». Fake news !
• Son Premier ministre annonce une prime de 100 euros pour un « SMICARD ». Fake news !
En réalité, c’est la Caisse d’Allocations Familiales de la Sécurité sociale qui est mise à contribution, ni les patrons, ni les financiers, ni les spéculateurs boursiers. Juste les assurés sociaux, vous et moi…

1 LA PRIME D’ACTIVITÉ ?

Pour le Premier ministre,
55% des salariés payés au SMIC bénéficieront de la prime de 100 euros. Fake news !
• Ce qu’il dit réellement ?
« Le point de sortie de la prime d’activité sera relevé de 1,2 SMIC (1 379 euros net) à 1,5 SMIC (1 723 euros net). »
« Nous allons élargir le nombre de foyers éligibles, qui passera de 3,8 millions à 5 millions. »
• Traduction ?
« Je ne veux pas augmenter le SMIC ! J’ai trouvé la feinte pour le contourner. »
• Qu’est-ce que la prime d’activité ?
La prime d’activité est une prestation sociale destinée à compléter les revenus des salariés aux ressources modestes. Elle est versée par la Caisse d’allocations familiales. Elle remplace le RSA activité et la prime pour l’emploi.
• La prime est versée sous conditions de ressources
– 1 500 euros net pour une personne seule.
– 2 200 euros pour un couple sans enfant ou un parent isolé avec un enfant.
– 2 900 euros pour un couple de deux enfants dont les deux travaillent.

MAIS ATTENTION : un salarié qui touche le smic ou un salaire proche du smic peut ne pas avoir droit à la prime d’activité si l’autre membre de son couple touche un salaire plus élevé que le sien.

NON, LA PRIME D’ACTIVITÉ N’EST PAS LIÉE AU SALAIRE, mais aux ressources du foyer fiscal : une personne en couple qui touche le SMIC ne touche pas nécessairement une prime d’activité. celle-ci est attribuée en tenant compte de l’ensemble des ressources du ménage.

Voilà pourquoi le Premier ministre réduit l’augmentation revendiquée à une manipulation d’une prime d’allocations familiales !

2 LE GOUVERNEMENT RÉSISTE PLUS QUE JAMAIS A LA DEMANDE D’AUGMENTATION DU SMIC ! POURQUOI ?

Macron estime que le SMIC doit cesser d’exister !
L’indexation du SMIC entraîne une hausse générale des salaires, car le SMIC est le plancher minimum des branches professionnelles, et interdit de passer en dessous !
Donc ? Les experts Macron veulent casser la revalorisation automatique du SMIC fondée sur :
– La hausse des prix
– la moitié de la progression du pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés.

LA REVENDICATION DE L’AUGMENTATION DU SMIC ARRIVE ILE AU MOMENT OÙ MACRON S’APPRÊTAIT À LE LIQUIDER, COMME SALAIRE NATIONAL DE RÉFÉRENCE !

Le SMIC au 1er janvier 2019 ?
Par heure
– 10,06 euros brut
– 8,08 euros net (déduction CSG et RSD)
Pour 35 heures
– 1 525,47 euros brut
– 1 227,39 euros net (déduction CSG et RSD)
Pour 39 heures
– 1699,81 euros brut
– 1367,66 euros net (déduction CSG et RSD)
Montant annuel à temps complet
– 18 306 euros brut
-14 729 euros net (déduction CSG et RSD)

3 LA CSG, L’IMPÔT CONTRE LA SÉCURITÉ SOCIALE

• LA CSG = 99 MILLIARDS D’EUROS EN 2017, PLUS QUE L’IMPOT SUR LE REVENU, DONT LE PRODUIT S’ELEVAIT A 74 MDS € LA MEME ANNEE.
• Les retraités devront attendre juillet pour bénéficier de la baisse de la CSG.
Quels retraités ? Les 70% qui seraient exonérés de sa hausse.
• L’augmentation de la CSG finance la baisse des cotisations sociales. Macron et Philippe reprennent d’une main ce qu’ils font semblant d’accorder de l’autre !

Dans son intervention télévisée du 10 décembre 2018, le président de la République a annoncé l’annulation au 1er janvier 2019 de la hausse du taux de CSG pour les retraités qui perçoivent une pension entre 1 200 et 2 000 euros par mois. Pour ces derniers, le taux reviendra à 6,6% contre 8,3% en 2018. Fake News

Il ne s’agit pas des pensions mais du montant des revenus !

QU’EST CE QUE LA CSG ?

La contribution sociale généralisée (CSG) est un impôt destiné à transférer à l’impôt le financement de la protection sociale, pour la contrôler et la subordonner.
Cet impôt est assis sur l’ensemble des revenus des personnes résidant en France.
Elle est prélevée à la source sur la plupart des revenus. Elle est recouvrée par les URSSAF pour la partie revenus d’activité et par l’administration fiscale pour la partie « revenus du patrimoine ».

Depuis le 1er janvier 2018, les principaux taux sont de :
9,2% sur les revenus d’activité et assimilés ;
8,3% sur les pensions de retraite (avec un taux réduit fixé à 3,8% pour certains montants de pension) et 9,2% sur les préretraites ;
6,2% sur les revenus de remplacement ;
9,9% sur les revenus du patrimoine et de placement (rentes viagères, plus-values…).

L’extension de la CSG vise à liquider la nature sociale de la Sécurité sociale.
Ce système social, malgré sa réussite à amortir les effets des crises financière et économique, est contesté par les patrons de la finance, qui veulent récupérer le pactole.

POUR INFO’COM CGT L’HEURE EST À REVENDIQUER DES AUGMENTATIONS DE SALAIRES PAR UN AUGMENTATION DU SMIC À HAUTEUR DES BESOINS, UNE HAUSSE DES PENSIONS, DES MINIMAS SOCIAUX POUR TOUTES ET TOUS, LE TOUT FINANCÉ PAR LES ACTIONNAIRES, BANQUIERS ET SPÉCULATEURS, AVEC DES PRÉLÈVEMENTS DANS LES PARADIS FISCAUX ET LES COMPTES SUISSES DES GRANDS PATRONS.